| FOAD | Le e-learning au Japon, une volonté politique ? | 1 mars 2006 |
![]() |
Il est à mettre en lien avec l’interview de l’Attaché aux Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication à l’Ambassade de France au Japon, et disponible ici.
Un contexte favorable
Depuis 2001, le gouvernement japonais mène une politique volontariste en matière de nouvelles technologies dans le cadre de la « e-Japan Initiative ».
Il faut dire qu’avant cette date, les Japonais étaient moins bien connectés que dans d’autres pays industrialisés, mis à part pour l’utilisation du téléphone portable qui est un véritable outil de connexion Internet au Japon.
Dès 2001 donc, le déploiement de la fibre optique a fait du Japon un pays très avancé en matière d’accès haut-débit à Internet. De plus, le pays bénéficie des offres d’accès les moins chères et les plus rapides au monde. Près d’un tiers des foyers nippons est connecté à l’Internet haut débit. On se rend compte alors de l’enjeu économique pour le marché du e-learning.
La « e-Japan Initiative ».
Le principe était de doter le Japon en infrastructures technologiques de premier plan, et de développer le e-learning. Du point de vue économique, il s’agissait également de développer un réseau avec les pays voisins, reliés par satellite. L’ « Asia e-Learning Network (AEN) » a donc été mis en place. Ce réseau asiatique du e-learning regroupe – outre le Japon qui en est à l’origine -, le sultanat du Brunei, le Cambodge, la Corée, le Laos, la Malaisie, le Myanmar (Birmanie), les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam.
3 missions principales lui sont dévolues :
- communiquer sur les dernières nouveautés en matière de e-learning et de nouvelles technologies
- promouvoir l’interopérabilité des systèmes e-learning et partager les ressources et contenus de formation
- promouvoir la diffusion sur les usages en matière de e-learning
Au Japon, plusieurs organismes sont regroupés au sein de l’AEN :
· Ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie (METI)
· Advanced Learning Infrastructure Consortium (ALIC)
· National Institute of Multimedia Education (NIME)
· Université Aoyama Gakuin
· Université de Keio
· Université de Kyoto
· Université de Tokyo (Todaï)
· Institut de technologie de Tokyo (Tokyo Tech)
· Université de Waseda
· Hitachi, Ltd.
· Hitachi Electronics Services Co., Ltd.
· IBM Japan, Ltd.
· ITEC Inc. (ITEC)
· Nihon Unisys
· NTT-X, Inc.
Prenons l’exemple du NIME (National Institute of Multimedia Education)
Ses missions sont nombreuses :
- promouvoir les consortium
- développer les réseaux de communication dans le monde de l’éducation
- alimenter en matériels et ressources pédagogiques multimédia les universités et autres institutions
- encourager la mise en œuvre des projets multimédia dans des instituts comme l’enseignement supérieur
Le NIME s’est donné pour priorité la R&D dans le e-learning.
A en juger par la composition prestigieuse et complète de la branche nippone de l’AEN (grandes universités japonaises, grands groupes privés, Ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie…), tout laisse penser que le domaine des nouvelles technologies, et spécifiquement du e-learning, représentent un réel enjeu au niveau politique et économique.
A travers ces premières données, on s’aperçoit donc que le Japon est bien armé pour faire du e-learning un élément phare de la formation.
Mais qu’en est-il au juste ? Que représente finalement le e-learning au Japon ? La suite dans le prochain article…





1 Commentaire
1. jere | 6 mars 2006 à 15:46
A lire également le e-learning coté Chine :
http://elearning.typepad.com/thelearnedman/2006/03/elearning_china_1.html
–
jeremie grepilloux, GreCO